J'ai beau habiter dans les ténèbres
Cet endroit si froid où de force on m'a plongé
Où on erre dans un monde de couleurs retirées
Une chose perturbe toujours ma promenade funèbre
Il m'arrive à chaques fois d'être suivi par une lumière
Toute petite, minuscule, presque insignifiante
Mais dans ce noir éternel, elle en est si brillante
Que je la contemple même si je ferme les paupières
"Qui diable es-tu toi, petite étoile perdue?
Constamment tu me suis, que me veux-tu?
Dans ce néant infini, où aucun son ne se fait,
Oui, même ici, ne pourrais-je avoir la paix?"
Alors, sans un mot, elle se rapproche doucement de moi
Puis, comme par magie, un vent chaud chasse le froid
Je lui tend ma misérable main, et par envie, je l'effleure
Et je renais mi-ange mi-humain, dans un monde meilleur
Suivant la lumière je vole, je vois tout, tout ici est merveilleux
A chaque battement d'ailes je croise des gens chaleureux
Des rivières, des forêts, des océans de couleurs
En bas il y a tant de bruit, c'est la fête toutes les heures
"Ô lumière, s'il te plait avec toi je veux rester
Ma demeure ne me manque absolument pas
De cette terre de vie je veux faire mon chez-moi
Je t'en conjure, permets moi de te toucher"
Toujours muette à mes mots elle semble s'arrêter
J'ai le coeur qui palpite, il me fait presque mal
Et du bout de mes doigts je me mets à la caresser
Et instantannement... retrouve mon espace abyssal
De retour dans mon enfer, je pleure, mais à ce manège je suis habitué
Et, vous savez quoi, je vais vous dire une chose surprenante
Chaques secondes, j'attends, oui, le retour de mon étoile filante
Avec ce fol espoir, qu'un jour, dans son monde, je serais accepté. |